Jeux de rôle sur Eragon
 
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 Du fyrn skulblaka

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eragon00062
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MessageSujet: Re: Du fyrn skulblaka   11/1/2007, 19:13

lol je sortirai pas de livre de sis tôt... mais obn là je suis en plaine écriture du chap 9... lol
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eragon00062
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MessageSujet: Re: Du fyrn skulblaka   11/26/2007, 21:56


La guerre? Oui, je me souviens. Oui, je me souviens de tout ce sang.
Vous ne le sentez pas au départ mais il est là. Un fantassin ennemi
arrive, hache brandie au dessus de lui. Il attaque de diagonale. Votre
instinct de survie vous dit d'esquiver. Mais la peur vous prend. Vous
êtes glacé d'effroie. Tout est perdu. Non! La peur se transforme en
rage. Vous n'esquivez pas, plus le temps. Vous parrez. Puis, à votre
tour vous passez à l'ataque. Votre épée décrit un cercle. Elle s'abbat
sur la nuque de votre agresseur. Seulement son armure ralentit votre
lame. Elle s'est arrêtée au niveau des vertèbres cervicales. D'autres
soldats arrivent! Vous tirez l'épée du corps du défunt. Le sang gicle,
vous aspèrge. Vous réchauffe un peu. Vous vous remettez sur vos appuis.
L'assaut continue. Deux soldats accourent. Ils ont apparament perdu
leurs armes de mêlée. L'effroie vous reprend. Ils ont des dagues ! Ces
dernières dégoulinent. Vous devinez que ce n'est pas que de sang à la
couleur noire du liquide. Vous n'avez pas le droit à la blessure. La
mort a beau vous entourer, elle ne vous habitera pas. Vous êtes prêts.
Vous avez préparé une botte apprise il y a bien longtemps. Vous sautez
sur un adversaire. Celui-ci n'a que du cuir pour se protéger. Vous
hurlez pour vous donner courage. Vous êtes le seul à entendre votre
voix, couverte par la cacophonie ambiante. Vous frappez de taille, puis
d'estoc. Vous faite un appel en simulant une faille dans vote garde.
L'adversaire mord à l'ameçon. Vous vous demandez où se trouve le
second... Peu importe. Vous tuez le premier. Sa tête se décroche et
vole, figeant à jamais sa stupeur quant au coup qu'il venait de
recevoir. Vous cherchez, affolé, le second soldat. Vous vous rassurez
en vous persuadant qu'il est reparti avec ses alliers lors de leur
retraite précipitée. Vous soufflez. Vous essuyez vos yeux dans lesquels
coule du sang. Après un rapide examen de votre crâne, vous êtes sur que
ce n'est pas votre sang. Vous vous retournez. Pendant un moment, vous
êtes assourdis par ce silence lourd de remords qui s'est installé. Vous
retournez près de vos chefs, le regard dans le vide. Vous ne faites
plus attention où vous mettez les pieds. L'épuisement arrive à grand
pas. Vous trébuchez sur un cadavre. Vous hasardez un regard à la figure
du brave tombé au combat. Horreur. Vous le reconnaissez. C'est le
second. Celui qui devait vous tuez alors que vous vous débarassiez de
son ami ! Vous le scrutez. Un archer avait rempli sa tâche à la
perfection...

Vous vous
souvenez des légendes. De ces légendes où des elfes terrassent des
dragons. De celles où des dragonniers abattent des urgals. Vous vous
dites que malgré le nombre de soldats, la guerre est une affaire
solitaire. Autant pour le souverain qui veut une terre que pour le
soldat qui veut sa vie...

Seule
une guerre fit exeption. On l'appela Du Fyrn Skulblakas. Et là il n'y
avait pas d'intérêt à la guerre sinon la paix qui allait s'instaler
après.

Arkzan, premier dragonnier humain.


Elle
le mordit encore une fois. Une nouvelle fois elle échoua. Plus le temps
avançait, plus elle perdait patience. Ce dragon avait osé se lover non
loin d'elle et maintenant qu'elle désirait le punir celui-ci ne faisait
que l'esquiver! Elle en étouffait de rage. Si encore ce présomptueux se
défendait, elle aurait peut-être pris plaisir à se battre contre un
adversaire de force égale. Elle en aurait été preque joyeuse après les
projectiles des petites créatures qu'elle avait du mal à attraper dans
sa gueule. Mais là le dragon se dérobait à chaque fois. Elle hurla.
Elle grogna. Elle menaça. Rien n'y fit. Le dragon esquivait sans cesse.
Le dragon n'attaquait jamais. Blisandra en avait assez. Blisandra finit
par ignorer l'injurieux. Elle partit vers un autre taillis. Elle
s'allongea. Elle prit soin de vérifier s'il n'y avait aucun ennuie. Le
message était clair. Quiquonque la dérangeait serait... tué. Même un
dragon. Même l'importun. Qui ne s'y opposa pas, comprenant qu'il avait
lui même des limites. Blisandra ne bougea pas de la journée. Elle avait
suffisament manger les jours précédents, et elle s'était promis de ne
pas laisser paraitre moindre signe de faiblesse face à son semblable.
Le dragon gris l'avait d'ailleurs simplement imité et s'était endormis
à l'emplacement qu'occupait blisandra la nuit précédente. Là aussi le
message était clair : je suis aussi tétu que toi!. Les blessures de la
dragonne avaient beau se refermer rapidement, c'était encore trop long
pour celle qui avait soif de vangeance. Cependant plus elle se
raisonnait, plus elle comprenait que c'était sa race qu'elle allait
vanger, pas elle! Aucun annimal n'était plus fort qu'un dragon. Aucun
animal n'était plus intelligent. L'ours rentrait vite dans sa caverne.
Le cerf enlevait sa couronne. Le faucon se rendait aveugle. Tous
évitaient les dragons. Tous les craignaient. Tous se considéraient
comme leurs proies! Mais ici... Un dragon avait était chassé. Puis un
autre. Les représailles n'avaient rien fait d'autre qu'engendrer de
nouvelles traques. Ces bipèdes chassaient de manière sadique! Ils
traquaient:! Les dragons avaient au moins la noblesse d'arriver en
silence derrière leurs cibles et de les abattre en un seul coup ! Mais
les bipèdes eux traquaient. Il faisaient fuir l'animal, l'épuisaient,
le blessaient. La mort ne venait qu'en délivrance. Quel prédateur
pouvait être aussi lamentable? Même les loups évitaient les poursuites.
Même les hiboux préféraient piquer une fois que de faire plusieurs
tentatives.
La
douleur la tiraillait. C'était cela le pire, les dragons avaient
assurés leurs supprématie depuis longtemps, ils ne connaissaient plus
la douleur. Pour Blisandra qui faisait partie des plus jeunes de sa
race c'était un concept nouveau que de se défendre pour ne plus
souffir. Elle refoula l'envie de cracher une flamèche en voyant la
sécheresse de la forêt. Elle repensa à sa mère. Les dragons étaient,
pour l'instant leus seuls êtres à avoir plus que l'instinct de
maternité. Les mères dragonnes étaient mères dans leur âme aussi. La
maternité était un sentiment chez les dragons. Voila une des
différences qui prouvait la supériorité des cracheurs de feu. Ca et
leur magie. C'était certain que les dragons, même blessés pouvaient
encore chasser grâce à ces faculté hors du commun. Leur vue aussi
étaient plus profonde. Pointilleuse comme celle du lynx, lointaine
comme le faucon. Pas animal ne pouvait avoir meilleure vue. La magie
leurs permettait aussi d'amplifier toutes leurs capacités. C'était
ainsi qu'elle avait créé cette petite tornade la veille. La magie avait
renforcé les mouvement d'air en leur donnant plus de vitesse. Les
projectiles n'étaient plus passés mais, déjà, la fierté des dragons
était entammée autant que leurs corps. Mais cette fois ci sa colère
dirigeait son pouvoir vers sa guérison plutôt que vers la destruction
des bipèdes.
Le
sol était moins meuble que la veille et l”automne avait oublié de
recouvrir cette partie là de la forêt. Blisandra pesta contre le dragon
qui avait forcé ce replis. Jamais elle n'avait concédé, voila qu'elle
acceptait la victoire des bipèdes sur elles, puis elle perdait face au
jeu stupidement provoquateur d'un ds siens. Deux fois en quelques
heures. C'était de trop pour la dragonne qui s'en enfonça que plus dans
son mutisme. Les éternels dragons allaient devoir changer, tout comme
elle. Il connaitraient des choses horribles. La guerre venait de
commencer. Les petites rencontres n'avaient rien de bataille face à
l'étendue et à la puissance des deux races. Même si les dragons
allaient gagner -il ne pouvait en être autrement- elle serait gravée
dans la mémoire et dans le sang. Une petite voix, presque inexistance
soufflait en Blisandra l'espoire que son sang ne coulerait plus. Voix
bien vite oubliée par l'instinct de la dragonne. Elle écarta ses ailes
pour se réchaufer au soleil, dont les rayons étaient filtrée par les
frondaison attaquée par le rouge de l'automne. Elle ruminait sa rage
sans savoir pourquoi il lui paraissait improbable qu'elle fût touchée
lors des combats. Elle dormit le restant de l'après midi, une nouvelle
fois, elle ne vit pas le dragon s'approcher...



Bransur courait. Encore. Encore. Il ne s'arrêtait même pas pour
connaître sa destination. De toute façon c'eût était trop compliqué par
les larmes qui lui brouillaient la vue. Ses pieds avançaient seuls et
rien ne pouvaient les arrêter. Pas même la douleur qui les déchirait
déjà. Qu'avait fait Sersle? Pourquoi s'était-il entêté à chasser ce
dragon? Maintenant les elfes allaient payer. Et Bransur s'en voulait à
lui même d'avoir abattu sans sommation ces splendides créatures. Jamais
plus il ne les combattrait! Il se l'était promis. Seulement les
dragons, eux voudraient se venger. Et les larmes coulaient. Et les
pieds couraient. Et Bransur souffrait. Il tomba. Une souche d'était
mise à travers son chemin. Il voulu se relever. Il pesta quand la
douleur le foudroya et le paralysa. Il n'avait plus la force de pousser
le cri, qui, de toutes façon aurait été étouffé par ses sanglots. Il se
traîna jusqu'à un tailli. Il s'allongea et reprit son calme. Le paysage
l'aida. Le chant des oiseaux,
les feuilles qui se détachaient et tombaient langoureusement sur le
sol, les ecureuil qui passaient un nez timide et partait rapidement à
la recherge de noisettes. La forêt souffllait, courrait, sautait,
poussait des cris, volait, chassait. La forêt vivait. La forêt se
fichait des elfes et des dragons. Bransur se blotit et pleura sur sa
propre honte, sur ses forfaits. Il avait compris le père de Sersle. Il
ne chasserait plus. Ou du moins sa prochaine proie serait le bonheur.
Son bonheur. Celui des elfes. Celui des dragons. Des nains aussi. Le
bonheur de vivre, de voir, d'entendre, de gouter, de sentir. Le bonheur
de savoir. Il s'endormit. Il devait prendre des forces pour soigner sa
jambe par magie. Il devait aussi imaginer son futur. Pour cela le
someil était le meilleur allier.



“Comment as-tu osé? Nous étions moins nombreux. Nous dormions. L'un des
notres étaient très jeune. Nous nous servions de nos griffes, de nos
flammes. Vous vous enfuyiez en envoyiez des projectils qui nous
piquaient et faisaient couler notre sang. Tu m'as détruit par une magie
issue de ta volonté alors que la mienne n'était qu'instinct et colère.
Les tiens ne survivrons pas, notre puissance n'est plus à faire. La
magie de notre race est ancienne et se trouve en chacun de nous. Nos
blessures guérissent
vite. Ta fuite n'aura qu'un effet bipède.
Tu sera le dernier. Celui qui verra tous les siens mourir. Ta vie
prends le chemin du malheur dès à présent.”

Il
tomba à genoux. Il se prit la tête entre les mains. Il avait reconnu la
dragonne qui lui parlait. C'était elle. Elle qu'il avait atteint en
faisant couler son pouvoir destructeur comme un poison dans les veines
de la créature. Il avait aussi compris, à son gran damn que le plus
jeune était le
fils de la dragonne. Ils avaient l'esprit de
famille. Cela rendait son meurtre encore plus difficile à porter pour
ses épaules pourtant déjà fortes. Le paysage changea. Les trois dragons
avaient disparus. N'en étaient que deux. Un blanc et un gris. Ils ne
les avait jamais vus. Ils volaient. Le blanc partait vers l'avant. Il
accélérait. Le gris suivait et ne perdait pas un pouce de terrain.

Pendant
un instant l'image disparut. Les flammes la remplacèrent. Tout brûlait.
Une plaine entière. Il entendait des cris lointains. Des cris de
souffrance. Puis l'image revint. Les deux dragons volaient très haut.
Il était à leur hauteur. Il voyait un aigle qui planait au dessus d'un
bosquet en cherchant une proie. Les dragons continuaient leur avancée,
imperturbables. Le temps leur était étranger. Une nouvelle fois l'image
se modifia. Un elfe apparut. Un chasseur. Il écartait des branches
d'arbre. Il se retourna pour verifier qu'aucun animal ne le suivait.
Eragon. Bransur venait de le reconaitre. Et la vision revint aux
dragons. Ils avaient incliné leur vol et descendaient à présent. Ils
passèrent le couvert nuageux et ils purent apercevoir une étendue
verte. La descente continua. Bransur comprit que la verdure constituait
une forêt. En s'approchant il fut pris de surprise. La forêt, il la
connaisait. C'était la Forêt Gardienne! La demeure des elfes!




Il se reveilla en sursaut. La nuit était assez avancée. Mais il avait
pris une decision. Il partirait à la recherche de deux dragons. Il les
aiderait ou il périrait. Ces dragons devaient mettre fin à cette fichue
guerre.
Prendre
cette résolution lui avait pris plus d'énergie qu'il ne le croyait. Il
se rendormit sans toucher à ses blessures. Il vivait de nouveau. La
dragonne rouge s'était trompé.
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eragon00062
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MessageSujet: Re: Du fyrn skulblaka   11/26/2007, 21:59

chapitre 9

Quel chemin prendre quand notre but est la vie? Celui du coeur? Celui de la raison? Celui des autres? Quel est alors notre destin? Le choix est à faire. Cependant on ne connait pas toutes des possibilités au premier coup d'oeuil. Personne ne le sait. Pas même les dragons. Un jour nous avons résolu, un jour nous doutons, à la fin nous nous arrêtons. Il faut réfléchir. Il faut tout vérifier. S'est-on trompé? Mais c'est là que le destin s'enfuie. C'est là que nous sommes enfin libre. Mais c'est aussi là que se trouve notre malheur car plus nous nous arrêtons longtemps, plus notre volonté s'affaiblit et plus le départ est difficile. Qui laissons nous derrière, nous le savons... Père mère, amis, amours. La maison est petite derière nous. Le ciel est alors large. Trop large. Nous ne savons pas ce qu'il y a devant nous. L'avenir est incertains, même pour ceux qui font tout pour maîtriser leur avenir. Que faire alors? Continuer seul? À deux? A vingt? Simplement rencontrer. La connaissance et le savoir, toute la sagesse vantée par les anciens ne sont que dans ces rencontres. Des rencontres qui amènent à l'amitié, à l'indifférence, à l'amour ou à la haine. Ces sentiments nous forgent. Cependant, aller vers l'inconnu n'est jamais facile. Il est tellement plus simple de rester dans un doux foyer que de partir et loger dans une grotte lugubre. Tellement plus idéal de travailler un peu pour pouvoir se nourrir que de vaquer des heures dans une forêt où le gibier est traqué par d'autre prédateurs. Tellement plus vivable de parler avec les personnes qui ont grandi avec nous qu'à celles dont la vie est différente de la notre en tout point. Pourtant ce sont ces dernières personnes qui nous aident le plus. Leur point de vue sur nous est neuf. Seuls la discution, le partage lui permettent de trouver ce qu'il ressent pour vous. Ce point de cue neuf, le fait qu'il ne vous connaisse pas intimement, et votre volonté de parler l'amène à être franc et à vous donner un avis véridique sur vous. Et vous pouvez enfin prendre sur vous et vous améliorer. Vous découvrez d'autres philosophies. Votre connaissance grandit. Le savoir apparaît. Une nouvelle fois, des questions apparaissent. Trois questions sont à retenir. Que sais-je? En quoi crois-je? Qui m'aime? Nous nous souvenons de notre enfance, le chemin passé nous parait encore plus clair. Nous regrettons de tout avoir dû laisser. Mais au combien nous sommes heureux de vivre ! Quel chemin prendre? Le doute est le pire ennemi de la magie. La certitude celle de la raison. Chaque sentiment a son evvers mais pourtant que ferions nous sans eux? Quel chemin prendrions nous? Ceux que nous indiquent les autres. Ceux de la dévotion inutile. Ceux que seuls les prêtres sont sensés se tracer. Ceux de la guerre aveugle. Ceux que seul le pouvoir trace. Le pouvoir, amant de la politique...


Il haissait vraiment cette forêt. La grande plaine de l'ancien continent lui donnait une plus grande liberté de mouvement mais en plus ses chemins menaient à une cité, à une maison, à un puits. Ici le chemin le plus long qu'il n'ait empreinté l'a mené à une caverne où logeait un ours. Il n'en avait fallut qu'à son agilité et à sa connaissance de la nature et de l'ancien langage pour s'en tirer sauf. Laisant sur son bras une énorme griffure, signature d'un ours furieux de n'avoir pas trouvé une ruche à fouiller depuis un bon moment. En plus l'automne avait donné là jaunisse aux arbres qui se débarassaient, si vite qu'ils le pouvaient de leurs feuilles atteintes. Ces feuilles consistaient la litière, et comme la moitié étaient sèche depuis un bon moment, les pas de Bransur résonnaient dans toute l'étendue infinie de troncs qui faisaient caisse de résonnance. Et les fourmis ! Les fourmis ! Elles avaient choisi cette saison exécrable pour sortir de sur nid et partir à la recherche de nouriture en prévision de l'hiver. Elles grouillaient sous ses pieds... Le monde s'acharnait sur lui ! Et la nuit tombait. Elle tombait toujours de plus en plus tôt. L'automne était vraiment une saison détestable ! Il devait se déplacer vite. Et son refus de chasser le rendait de chaque jour de plus en plus faible. Il s'était débarassé de toutes ses flèches, cependant il avait gardé son arc. Cet arc représentait trop pour lui. Son père le lui avait fabriqué pour sa première chasse. Il l'avait lui même amélioré et adapté lorsqu'il avait grandi. Ses premiers sorts avaient permis de rendre incassable la corde. Il avait permis à la corde de conserver un degré d'humidité constant est qui permettait l'utilisation optimale de la corde. Il avait ensuite chanté une nuit entière pour augmenter la légèreté de l'arc. Il avait donné la solidité du bambou à l'if. Il en avait eu l'idée car il voulait garder l'arc tout en l'adaptant à sa propre taille, croissante. Il avait donc transféré la matière se situant à l'interrieur de la branche vers la poupée. Il avait embelli la poignée. Et l'arc, creu désormais était à la fois léger et solide. Indestructible grâce à la magie. Aujourd'hui il gisait, inutile sur son épaule, en bandouillère. Une vieille habitude l'avait fait débander, et, pour ne pas perdre la corde il avait rebandé à l'envers. Il gardait aussi son coutelas qui lui servait à écarter les herbes haute ou, il n'y a pas si longtemps que cela à achever ses proies... Les larmes ne coulaient plus désormais, mais il ne savait pas où aller. Dans son rêve il avait vu l'orée de la forêt, mais celle-ci s'étendait sur des lieux de long. Et combien de villes elfiques s'étaient érigées au bord de la source inépuisable de nouriture. Il ne désirait en aucun cas rencontrer un elfe. Il ne supproterait pas de porter en face d'un des siens le fardeau que Sersle lui avait mis sur le dos. Mais pour l'instant, ironiquement il préférait trouver le chemin d'une de ces villes plutôt que ses chemins qui se terminent dans les ronces...

Alors que le jour déclinait, il s'assit sur une souche déchiquetée. Il eut un sourire triste en voyant la profondeur des traces de griffes. Seule une race pouvait abriter l'artise qui avait dessiné ces preuves de rage. Un dragon. Sûrement avait-il attaqué une ville elfique. Sûrement avait-il été repoussé par ses habitants. La rancoeur revint en lui. Qui avait-eu tord ? Les chasseurs elfes ou les dragons enragés? Il n'en avait aucune idée. La question l'aurait tracassé plus longtemps si le sommeil ne l'avait emporté...


Il plaqua instinctivement ses mains devant ses yeux pour faire un bouclier. Les flammes le traversèrent mais il ne sentit aucune chaleur et encore moins la vie le quitter. Il se redressa. Seuls ceux qui étaient derrière lui avaient été touchés. La peur s'empara de lui. Il essaya de fuire. Il commençait à avoir l'habitude. Mais rien n'y faisait, il était bloqué. La forêt le perdait et le ramenait au coeur de la bataille. Il jeta un regard circulaire aux alentours. Il dénombra dix dragons aux prises avec une centaine d'elfes. Cependant, même à dix contre un les elfes avaient du mal à prendre l'avantage. Et si un groupe venait à bout d'une des créatures, ses membres étainet cloués sur place par la stupeur et les blessures plus ou moins profondes mais toujours plus nombreuses. Dans l'enfer des flammes, on entendaient des cris d'agonies et des visions d'elfes démembrés, défigurés, inertes ou se tordant de douleur avaient fait s'agenouillir Bransur de tristesse. Il perdait son peuple. Il voyait disparaitre aussi une des plus anciennes races de la magie. Oui. Personne ne gagnerait la guerre. Des mots lui vinrent à l'esprit... Du Fyrn Skulblakas. Plus tard, une autre race traduirait cela par “guerre des dragons”...



Il sortit de sa transe. La sueur perlait sur son front. Ses yeux étaient gonflés. Il pleurait...

Il savait ce qu'il avait abandonné, mais il avait compris ce qui arriverait. Maintenant il était tiraillé. On ne pouvait plus rien faire. Allait-il continuer sa quête et oublier les elfes? Allait-il retourner chez lui et murmurer un dernier adieu à ses parents et à Eragon, son meilleur ami? Il n'en savait rien.

Une autre idée lui effleura l'esprit, vite refoulée par la logique qui restait en lui. Puisque tout était perdu, pourquoi ne pas revenir dans son pays natal? La réponse lui vint, froide de logique. Le pays était trop loin et de toute façon il n'y avait plus rien là bas. Seulement, son avenir était incertain et il pouvait aussi ne rien y trouver. Le chemin à suivre lui paraissait vraiment sombre. Alors que la certitude de trouver ces deux dragon et de les aider lui était venu de suite. Il était parti. Il était fort. Il était... Maintenant plus rien n'était sûr. Tout le retenait. Le chagrin. La peur. Et cette fichue forêt ! La dernière phrase fut plus qu'une pensée car il la cria, des sanglots encore présents dans sa voix. Seule une chouette lui répondit. Le hululement était aussi sinistre que les autres soirs, mais cette fois ci, Bransur y fut tellement sensible qu'une nouvelle vague de larmes et de mélancolie le submergea. Le monde entier s'était ligué contre lui. Il se leva. Ou du moins, il essaya. Ayant arrêté sa marche depuis des heures, ses muscles, pas encore assez reposés, lachèrent dès qu'il fut debout. Il tomba lourdement, mais ne put s'embêcher d'essayer de faire le moins de bruit possible. Il était un elfe et il respectait les animaux nocturnes qui chassaient à profit du noir et du silence... Il bougea fébrilement pour essayer de s'improviser une couverture. Il ne pouvait pas bouger. Il dormirait, même si cela ne le reposait pas, il aurait sûrement les idées plus claires à l'aube, après un peu de sommeil. Mais la nuit n'avait pas l'air de cet avis. Les loups hurlaient. Les hiboux chassaient. Quelques chats sauvages partaient à la recherche de terriers de petits rongeur grâce à leur vision nocturne. Et ce petit monde était l'auteur d'une cacophonie épiée par le silence de la lune, déjà haute dans le ciel automnal. Cela énerva pendant un moment Bransur, qui finit par s'y habituer. Seulement, pour lui la cacophonie ambiante avait été relayée par le désordre horripilant de ses pensées. Il se souvenait s'être à maintes reprises plaint des tracas, qui la nuits nous donnnent des isomnies. Mais là, il n'y avait pas un problème qui se démarquait. Les questions ne lui venaient même plus, La forêt de son esprit avait laissé la végétation sauvage que sont les pensées s'entrermêler et devenir un dédale inextricable de buissons et de plantes hautes. Ici, les buissons étaient ses souvenir, les plantes ses espoirs. Sa machette -sa volonté- ne pouvait bénificier de la moindre amplitude afin de couper le moindre brin. Il était coincé, et la gardienne ne l'aidait pas. La havre de paix des elfes lui ajoutait au contraire des ennuis. Avant que son corps n'en puisse plus de rester éveillé, une seule et unique question lui vint à l'esprit. Son peuple le considérait-il comme un traître et l'accepterait-il encore?

Le noir et l'absence de tout autre énergie lui permirent de brûler tout entière la forêt. Le sommeil s'était emparé de lui, et dans un élant de générosité, lui avait enlevé tout possibilité de faire des rêves ce soir.

Une respiration calme et douce se fit entendre dans la nuit sombre. Bransur était serein. Il dormait...
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MessageSujet: Re: Du fyrn skulblaka   11/26/2007, 22:01

“Doucement, aucun geste brusque. Ou la mort t'accueillera.”

Il tremblait de partout. Que se passait-il? Il avait dormi. Il avait trop dormi. Le soleil était déjà haut. Maintenant il se réveillait et un trait froid barrait son cou. Une main imobilisait son bras droit, et il avait été forcé de s'asseoir sur le gauche. Il était inoffensif pour quiquonque. Il était en mauvaise posture et il enrageait. Il voulait se débattre. Mais d'autre mots, sussurés, remplis de haines l'arrêtèrent.

“La vie des autres t'importe peut-être peu, mais je suis sûr que ta peau a de la valeur à tes yeux.”

Il ne comprenait plus. La vie des autres lui importait énormément. C'était d'ailleurs pour ne plus voir de morts inutiles qu'il était parti. Il essaya de remettre de l'ordre dans ses esprits. Il nota, certes cela était superflu alors que la mort le menaçait, que c'était une elfe qui lui parlait. Et même son instinct de survi ne parvint pas à enlever la gêne qui le prenait dès qu'il discutait avec une femme. Plutôt que de hurler qu'il n'avait rien fait, que de négocier, que de calmer ; il balbutia :

- Je... Je... Qui êtes vous?

-Peut importe qui je suis, répliqua la voix de plus en plus fiéleuse, moi je sais qui tu es. Je sais aussi ce que tu as fait. Et tu vas payer pour cela, crois-moi.

-Rien fait..., protesta-t-il d'une voix faible et craintive, Je n'ai rien fait.

-Pauvre de lui, ironisa la voix, il n'a rien fait et la méchante elfe veut le tuer. Biensur, pour toi, tuer quelqu'un n'est rien, attaqua la voix, de plus en plus orageuse.

Cette fois-ci Bransur oublia totalement le pognard, la main qui le tenait fermement, le soufle chaud qui agressait sa nuque. L'elfe le pensait meurtrier. La première solution qui lui vint et qu'elle était tombée en adoration devant les dragons, et qu'elle lui en voulait d'avoir tué avec sa magie la dragonne rouge. “Ce n'est que ça” s'était-il dit. Mais la logique, et la menace de mort qui planait lui donnèrent une réponse qui l'effraya encore plus. Elle croyait que, lui, Bransur, avait tué un elfe ! Il en était sûr et il ne comprenait pas. Pourquoi lui? Il n'avait jamais pensé à ce genre de chose...

-Je n'ai tué personne. Mon... Mon seul m.... meurtre est celui d'un d...d...dragon...

-Tu as la mémoire courte traitre. Tu as tué mon père ! Tu étais leur meilleur magicien. Tu as déserté avant que cela soit finni et mon père était sans protection, aucune. Un dragon l'a tué.

Une goutte d'eau vint s'écraser sur l'épaule de Bransur. Il devina que c'était une larme. Il ne répondit pas. Car le couteau avait mordu. Des perles vermeilles poussaient le long de la lame comme il en pousse au coeur des huitres. Il se figea. Un peu plus loin c'était une artère. Là c'était mortelle.

-Lorsque... Je suis parti. Il n'y avait eu qu'un seul mort... Plusieurs avait été blessés. Mais la bataille était terminée. Les trois dragons ne devaient plus se relever. J'ai moi même achevé un des trois avec un sort. Je suis parti pour ne plus avoir à le refaire. Vous me faites mal.

-Je ne te crois pas ! Elle siminua la pression sur le cou de bransur qui put se relacher un peu. Tu as tué mon père. Tu mourras pour cela ! Tu n'es qu'un traitre. Un lâche.


Elle avait hurlé ces derniers mots. Qui montèrent haut dans le ciel. Une immense créature les entendit sans comprendre le sens de ce cri. Les membres de sa races ne s'embêtaient pas de modifer la forme de leur lèvres et la position de leur langue pour communiquer. Cependant il sut de suite qui venait de crier. Un bipède. Une femelle. Il desciendit en piqué. Sa trajectoire était casiment verticale. Il prenait de plus en plus de vitesse. Le sol se rapprochait de plus en plus. Il avait repéré ses proies. Elles ne survivraient pas. Sa fureur croissait aussi. Si bien qu'aveuglé par tant de certitude, il ne remarqua pas la buse qui, en vol bas n'avait pas senti le danger arriver. Ils se heurtèrent. Cela n'eut aucun effet sur la vitesse ou la trajectoire du dragon, mais la buse cria. Le cri strident d'une mort rapide qui retentit sur une lieu à la ronde au moins. Les proies l'entendirent. Elles tentèrent l'esquive. Le dragon ne changea pas de tactique pour autant. Il avait la capacité de percer l'air comme le faucon mais avec un poids plus grand. Il tombait à une vitesse halucinante. Alors qu'il allait toucher les premières cimes éparses, il pivota et déploya les ailes. Jamais un objet n'avait été plus résistant à l'air. La chute était stoppée. Les bipèdes allaient mourir. Malgré l'étroitesse des lieus, le dragon put frapper d'un ample coup de patte. Cela fut sans danger pour les petites proies qui avaient prévus le coup. Cependant la femelle qui avait hurlé s'était cognée. Il se focalisa sur elle. Mais l'inatendu se produisit. Le second bipède s'était levé. Il avait armé son drôle d'outil. Un projectil était parti. Il avait atteint la pupille, du dragon ébène. Celui-ci avait hurlé et s'était retourné vers la proie valide et tant insultante. Celle-ci avait profité de sa taille pour se cacher dans les frondaisons. La fureur fut rage. Il hurla. Il cracha du feu. Il atterit. Il se donna l'espace necessaire en abattant des arbres. Puis ce qu'il voulait arriva. La proie sortit de sa cachette. Elle se reculait doucement. Dans la nature cela signifie que le prédateur a gagné. La proie ne peut plus avancer. Mais d'habitude les proies se dépendent avec de cornes, des griffes, des queues. Le dragon avait oublié que ces bipèdes utilisaient la magie... Ou alors ne le savait-il pas? Le projectile que la proie avait armé prit une teinte verte. Il partit de l'outil, en direction du cou du dragon... Qui réussit à esquiver. Cependant le bipède s'écroula. Il avait gagné. Il en était sûr. Mais la raison de l'évanoïssement de sa proie était autre. Un craquement se fit entendre. Un autre plus sinistre. Puis un grand fracas. La flêche avait atteint le dernier arbre du bosquet et la magie qui la tenait avait brisé le tronc. Qui était tombé sur le dragon dont la victoire n'était plus aussi certaine. Mais dont l'angle que formait la tête avec la nuque prouvait que la colonne vertébrale avait été brisée. Le dragon était mort. Son assassin était le plus banal des arbres...

.
Il se releva, titubant. Le soleil avait décliné, le zénith était loin. La magie l'avait épuisé. Il ne pourait pas profiter de ses aptitudes à outrance avant longtemps. En plus rien ne lui promettait un repos prochain, pourtant bien mérité. Il chercha un endroit où s'appuyer avant de rtrouver une marche sûre, mais le dragon avait tout détruit. Il chercha alors son sac de provision, il n'était pas capable de partir en quête de fruits comestible, il en aurait besoin. Sa vue se troubla. Il dut se rasseoir. Le vertige passé, il scruta les environs. Il ne trouva pas l'objet qu'il désirait, cependant, il se rendit compte que non loin de l'imposante masse du dragon, se trouvait, étendu et inconscient le corps de l'elfe qui l'avait agressé au départ. Il se releva doucement puis, un pas après l'autre il se dirigea vers elle. Après un effort considérable pour se remettre d'aplomb, il arriva assez près de la jeune elfe pour comprendre, à son grand soulagement, qu'elle était encore en vie. Sa poitrine se levait faiblement puis se baissait. Elle ne saignait plus. Il comprit ce qu'il se passait tout de suite. Afin de rester en vie, elle avait dû arrêter l'hémoragie avec sa magie, mais manquant de force pour faire se rapprocher les chaires, elle s'était endormi afin de reposer son corps et de se consacrer uniquement à la guérison, bien que ce fut passivement. Bransur la dévisagea. Elle était blonde. Les différentes nuances jouaient avec le soleil et donnaient de magnifiques reflets dans les quelques mèches plus foncées. Les portant à mi hauteur, ses cheveux se rejoignaient en une demie queue parfaitement démêlée malgré la bataille qui avait eu lieu quelques heures plus tôt. La peau de son visage était légèrement hâlée et ne comportait aucune cicatrice a contrario de ses bras. Le front était dégagé, et aucune ride ne venait ternir sa perfection. Les joues n'étaient ni rondes ni creuses, la machoire, d'un oval dessiné par un grand artiste. Le nez était fin, placé adéquatement sur la figure, mais la colère le pinçait encore. Les lèvres étaient pulpeuses sans être provoquantes, le sourir gardait les marques de la haine et de la peur. Tout cela était tenu par un cou droit, fier et dégagé par une tunique de chasse légère mais qui couvrait tout le corps. Cette même tunique était déchirée en multiples endroits où des taches rouge la maculaient. Bransur chercha quelques tissus ou autre couverture autour de lui et trouva, non loin de là son sac. Il sortit une couverture de laine qu'il plia et glissa lentement en dessous de la nuque de l'elfe. Il plaça les bras le long du corps. Puis il chercha quelques plantes médicinales. Les trouvant, il prépara un cataplasme dont il recouvrit les blessures. A la jambe, il fit un emplâtre et confectionna une atelle pour un bras cassé. Il alluma un feu afin de faire cuir quelques végétaux. La chaleur douce dégagée par les flammes lui fit du bien. Un coup d'oeuil à sa patiente lui assura que cela la revigorait aussi. Sa respiration s'accelérait. Elle allait se réveiller dans les jours à venir. Cela rassura Bransur. Devant ce soulagement, ce dernier rit. Il y a quelques heures, elle voulait le tuer, et lui ne cherchait qu'à améliorer sa santé. Il supposa que les ennuis des dernier jours et la solitude l'avaient poussé vers la jeune elfe qui regrettait comme lui la mort. La mort d'un proche. Celle d'un rêve. Ou celle de l'insouciance. Cependant, il avait tout de même pris ses précotions. Il était sensible mais pas fou. Elle était persuadé qu'il était l'assassin de son père et il ne valait mieux pas lui laisser par exemple une arme à porter. Son corps n'en pouvait plus. La magie réclamait son dû. Il allait s'endormir. Il eut juste la force de changer les pansements de la blessée. Il dormit. Cette fois-ci le someil fut réellement réparateur bien qu'il fut réveillé, tôt le matin par une caresse désagréable sur sa joue. Des mouches vollaient autour d'eux et l'une d'elle s'était posée sur lui. Il chassa celles qui avaient choisi son agresseuse et ne mit pas longtemps à trouver la cause de ce rassemblement. Maintenant qu'il était mort, le dragon n'avait plus le prestige de l'intouchable. Les mouches pouvaient manger à satiété et pondre des oeufs en grand nombre, certains endroits étant moins pourvus d'écailles. Il rassembla ses affaires chassant de revers de la main les insectes qui pululaient. Avec le bois abattu par le dragon il put aisément confectionner une civière dans laquelle il chargea l'elfe. Le zenith approchait quand il eut fini ses travaux. Il mangerait puis il partirait. Il espérait juste que la blessée serait bientôt capable de marcher car il ne pourrait pas longtemps la tirer ainsi dans un chemin incertain. A maudire les blessures de l'elfe, il remarqua qu'il n'avait rien eu lui. Il devait réfléchir à cela, mais ce serait plus tard. Pour l'instant il devait être attentif et surtout caché. Il trouva une caverne, il vérifia qu'elle n'était pas déjà habitée en cherchant des extréments, des paillasses improvisées et autres traces de vie animale. Il avait peut-être résisté à un dragon mais il ne se sentait pas capable de combattre un ours, pas maintenant dans tous les cas. Il disposa la blessée dans un coin ombragée afin qu'elle ne fût pas la première proie des prédateurs comme les loups, elle était vunérable, elle aurait fait un bon repas. Il alluma un feu pour qu'elle n'ait pas froid. Mais il plaça le foyer de manière à ce qu'elle profite de la chaleur mais aussi de manière à garder le cône d'ombre protecteur. Il l'abreuva, la nourrit. Ses efforts furent récompensés par une respiration qui s'accelérait celle de quelques mouvement faible déclanchés par les rêves. Après avoir mangé à son tour, il s'assit pour méditer. Cependant la fatigue l'emporta, et, incapable de réfléchir convenablement, il mit juste une grosse buche dans le feu et s'endormit sous les crépitements de bois sec.
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MessageSujet: Re: Du fyrn skulblaka   11/26/2007, 22:01

Les bateaux accostaient. Des gens descendaient. Il savait que c'était les elfes. Le débarquement avait déjà eu lieu. Pourquoi était-il revenu dans ce passé ? D'instinct, il voulu se diriger vers le navire qui l'amenait avec ses parents et des dizaines d'autres elfes. Cela faisait longtemps, certes mais il se souvenait de ce jour comme si c'était la veille. Cette fois-ci son rêve était clair, aucune image n'était brouillée. C'était une chose de gagnée. Mais d'habitude ses transe, car c'en était une, il le savait, le menait dans le futur, ou du moins un possible futur. Il s'avança, mais au bout d'un moement, sans l'avoir voulu, il s'arrêta net. Plus il voulait avancer pour rejoindre ses parents et le reflet de son passé, plus le sol semblaitl le maintenir sur place. Puis, d'un coup ses jambes bougèrent, il avança. Ce ne fut pas pour autant qu'il avait retrouvé le contrôle de son corps. En effet, il se dirigeait dans un endroit complètement opposé à sa destination d'origine. La plage était comme dans son souvenir. Le sable était toujours aussi chaud. Les bateaux étaient toujours aussi bien construits et la mer toujours aussi merveilleuse. Alors qu'il était au milieu de l'étendue sablonneuse, il arrêta de résister à l'attirance qui guider son corps contre son grès. Il s'avançait, simple marionnette du rêve. Il pensa aux gens qui ne vivaient que leurs espoirs dans leurs rêves. L'ironie le frappa. Ces personnes donneraient n'importe quoi pour connaitre l'avenir ou du moins la partie qu'ils devraient modifier. Bransur, lui aurait préféré ne plus être trainé dans ces transes qui lui pompaient énormément d'énergie. Il le savait, son corps le ferait sortir de la transe dès que l'energie atteindrait un seuil critique, mais que verrait-il avant que cela ne se passe? Il progressait, le sable léger n'empêchant pas son pas souple. Puis il s'arrêta devant une embarquation dont descendaient des dizaines d'elfes. Il fit un quart de tour, sans savoir pourquoi. Et il vit. Une famille comme tant d'autres s'était réunie et les parents rassuraient l'enfant. Il avait vécu cela. Pourtant l'enfant n'était pas lui. Non seulement car ce n'était pas ses parents mais surtout car on pouvait déjà deviner sous les habits des formes typiquement féminines. Cette fois-ci la curiosité l'obligea à s'approcher de la famille. La fille avait dans les onze années. Aujourd'hui elle devait donc avoir son âge ou presque. La mère s'était accroupie et lui parlait. Gentiment, doucement. On le voyait à son sourir et aux traits détendus de son visage. Pourtant Bransur savait par expérience qu'à ce moment là, aucun elfe n'avait été détendu. Mais la mère continuait à rassurer sa jeune enfant. Elle la caressait. Elle l'embrassait. Elle séchait ses larmes. Et la fille avait les même cheveux que sa mère. Bonds, avec de magnifiques nuances. Il eut une brêve pensée pour sa blessée... Pour l'instant le père tournait le dos, il discutait, il voulait sûrement récupérer certaines denrées. La mère se releva et prit sa fille par la main. Elles se dirigèrent vers des chevaux dont le bateau avait accosté en dernier. Elles se rendirent auprès de trois montures sans hésiter sur lesquelles choisir. Elles se mirent à l'écart et attendirent le père. Une nouvelle fois la fille s'agitait et des larmes coulaient. La mère la serra contre elle. La fille arrêta de sanglotter. La mère pivota d'un quart de tour et leva le bras pour faire un signe. Le père revenait, il les cherchait. Puis sa silhouette se dirigea vers Bransur. Plus l'elfe approchait, plus le coeur de Bransur battait vite. Il n'en croyait pas ses yeux. C'était impossible. C'était une hallucination. Ma la vision restait la même et plus le père était proche, plus Bransur voyait des détails qui lui étaient familiés. Il baissa la tête. Se masca les yeux. Mais rien ne changeait. L'homme qu'il voyait restait le même. Il savait pourquoi le passé plutôt que le futur désormais. Les morts n'ont pas de futur en ce monde. L'elfe de la vision était celui qui était mort lors de la bataille avec les dragons. Le père de la blessée...

Il se redressa rapidement. Sa respiration était saccadée. Il sentait ses yeux exorbités. Il était trempé. Le feu brûlait toujours et sa chaleur était insoutenable pour Bransur. Il était tiré. Son teint était maladif. Sa vue était floue. Il resta ainsi, assis, appuyé sur la main droite pendant quelques minutes, le temps de reprendre ses esprits et son calme.Puis il se leva. Il se savait trop énervé pour espérer se rendormir. Cette fois-ci le choc émotionnel avait été trop important. Il avait quitté la transe avant d'avoir épuisé ses ressources énergétiques. Lorsque sa vitesse respiratoire fut redevenue normale, il se leva et inspecta les pansements de sa patiente. Il changea l'emplatre. Il vérifia pour la énième fois ses signes vitaux. Il remarqua que plusieurs plaies étaient sicatrisées. Il s'en rassura. Pour qu'elle réponde à toutes les questions qu'il se posait, il fallait qu'elle se réveille. Cependant avant qu'elle ne se reveille il faudrait que son corps soit en état de fonctionner. Le pire de tout c'est qu'il ne savait pas si d'autres os avaient été cassés ! Les bleus étaient si nombreux qu'il était impossible d'identifier une fracture grâce à l'émataume qui l'entoure. Ces mêmes bleus avaient pour effet de rendre impossible une identification par palpage car les boules de sang sec qui les formaient étaient si dures que Bransur ne pouvait pas localiser précisément l'os qui se situait en dessous. La respiration calme et facile de la blessée présageait l'absence de fractures des côtes. Cependant Bransur ne désirait pas parier sa vie dessus. Son état était-il stable, et donc la guérison ariverait rapidement ou était-il si incertain que son corps pouvait être en train de se déteriorer de l'interieur? En plus la simple lueur du feu était trop faible pour éclairer Bransur convenablement. Il ne savait plus que faire sinon espérer.

Il veilla durant le reste de la nuit. Il prépara un déjeuné végétarien et mangea. Il fit manger sa patiente. Et il attendit. Ici il ne courrait aucun risque et il devait reposer ses muscles. Et puis il ne devait pas la déplacer tant qu'elle ne serait pas remise. Il médita. Il se rappela toutes les leçons de magie qu'il avait reçu. Il se rappela toute la conaissance acquise au fil des années. Tout lui revenait ne mémoire, de la manière de bander un arc jusqu'à l'étude de la magie. Des souvenir fusèrent. Des voix lui récitèrent les paroles de sagesses citées il y a bien longtemps. Certaines de ces voix lui étaient tellement familières que des larmes coulèrent. Son père, sa mère, ses oncles, son premier maître, toutes les personnes qui lui avaient donné la vie et la liberté. Qui lui avaient donné la force de faire des choix. L'un d'entre eux avait été de sauver la jeune elfe. Il se rendait compte maintenant que cela avait été une chose aussi difficile qu'apparament bénéfique. Il allait sauver une vie, il en était fier. Mais aussi elle lui enlèverait la sollitude qui lui été promise dans son voyage. Penser à quelqu'un d'autre que lui avait fait un bien fou à Bransur. Cela avait donné, pour un moment un sens à sa vie. En effet lutter pour la survie d'un autre et plus encourageant que de lutter pour sa propre peau. En plus, bien qu'ayant évité de regarder toute partie de son intimité, plus il regardait la jeune elfe, plus il la trouvait belle et attirante. Surtout il comprenait mieux que personne la réaction qu'elle avait eu en apprenant la mort de son père. Au contraire il modissait les personnes qui avaient laissé entendre qu'il en était le cause.

L'habitude l'aurait obligé à partir explorer les alentours pour savoir où logeaient tous les prédateurs, cependant, avec une blessée à garder, la sagesse le contraignait à rester là immobile. Cela avait au moins l'avantage de lui laisser le temps de clarifier ses pensées. Ces derniers temps tout s'était embrouillé. Ses transes étaient venues troubler son sommeil si souvent que la nuit ne lui était rarement venue en aide. Le seul problème de cette immobilité, c'était que Bransur avait les nerfs à vif et qu'il se levait très -trop- souvent pour vérifier l'état de santé de l'orpheline. Et plus il allait la voir, plus il se répétait que si elle avait perdu son père, lui ne la perdrait pas. Même allongée on voyait chez elle la grâce et la légèreté. On sentait qu'elle avait été heureuse, un jour. Aujourd'hui, elle était importante... Pour Bransur. Il finit même par s'en vouloir de ne pas l'avoir défendue d'une meilleure manière face à la dragonne... Alors que la fin se faisait sentir, il leva la tête vers le soleil pour se rendre compte qu'il était à son zénith. Il s'attela donc à préparer le repas. D'abord pour lui puis pour la blessée. C'était logique. Il devait garder ses forces et donc passer en premier en tant que seul membre valide du groupe. Il était le seul à pouvoir se défendre, sa survie était donc prioritaire. Il mangea rapidement et sentit avec soulagement son estomac rempli. Il chercha son mortier et fit cuir une autre ration qu'il broierait par la suite car sa patiente de pouvait pas mâcher. Il plaça les légumes dans le bol et commença d'écraser les victuailles. Il fut stoppé par une voix faible qui annonça :

-J'ai faim

Bransur se retourna et fut vit avec étonnement que sa blessée s'était adossée au mur et réclamait la nourriture. Il la dévisagea. Ses yeux, désormais ouverts, illuminaient son visage d'une lueur d'intelligence sauvage. Il resta ébêté pendant quelques secondes devant cette beauté enfin éveillée. Puis, un sourcil froncé le rappelant à la réalité, il s'avança vers la jeune elfe et lui proposa les légumes pour qu'elle les dégustât. Il ne s'était plus souvenu qu'elle n'avait pas pris comme lui la décision de ne plusm anger de viande. Ainsi, elle lui lança, surprise :

-Tu n'es pas capable de chasser, chasseur? Les proies t'on échapées après que tu aies tué un elfe?

-Tu... Tu..., bégaya-t-il encore ému par le charme de la jeune orpheline, enfin, j'ai résolu de ne plus manger de viande après avoir tué le dragon. J'ai tué par deux fois le roi des prédateurs, je ne le méritait pas. Donc je me suis interdit la chasse. N'ayant plus de lait, je n'ai que des légumes à te proposer. Je suis désolé de ne rien avoir de plus.

-Tu as tué le dragon qui nous a attaqué? Pourquoi avoir fait cela pour moi et pas pour mon père?

-Je te l'ai dit, et je te l'affirme de nouveau, j'ai tué, par magie un des trois dragons. Je me suis enfui seulement une fois la bataille terminée, dès que j'ai pu avoir une pensée claire. Je n'ai pas tué ni permi la mort de ton père ! Les dragons étaient certes en position faible dans l'endroi où nous les avons attaqué, mais leur force nous dépassait. Ton père est mort au combat. Personne ne l'a trahit. Je te le jure !

-Tu n'es qu'un sale petit menteur. Regarde-toi tu es obligé de fuir et de te restreindre à la cueillette pour ne pas de faire prendre. Tu n'es qu'un traître à ton peuple ! Un meurtrier sans âme. Tu es la honte de ta famille !

-La honte de ma famille ! Tu as la langue facile à l'insulte !, répliqua-t-il pris d'une bouffée de rage, J'ai permis à plusieurs elfes de s'en sortir vivants en utilisant la magie. Je t'ai sauvé la vie quand tu étais en grand danger. Je t'ai nourrie, sougnée, protégée. Seulement, il y a des choses que tu dois comprendre voir apprendre. De une je n'ai trahi que ceux qui pensent que la guerre contre les dragons est la seule sollution. Et encore... Je n'ai pas prêté serment ! Revenir, demander pardon à des personnes qui méprisent mon geste, essayer de renouer avec mes amis, ça ce serait de la trahison. Et ce serait moi que je trahirais ! Nous avons suivi le même enseignement. Vis avec la nature, dans la nature, pour la nature et la nature vivra avec toi, dans toi et pour toi. Lorsque nous avons répondu au dragon nous n'avons pas fait cela pour vivre plus longtemps. Nous avons vangé des personnes qui étaient mortes. Nous avons tué pour rien. En quoi cela nous a-t-il profité? Aucun des vangeurs n'a même voulu savoir si certaines parties du corps des dragons étaient magiques. Personne n'a cherché à savoir si il y avait telle ou telle membrane qui permettait de soigner telle ou telle maladie. Non ! Nous avons laissé les corps en plan, nous avons laissé des carcasses mêmes pas abîmées aux mouches et aux charognards ! Tu n'as pas vécu la bataille contre des trois dragons. Tu as été assomé quand celui qui nous a attaqué tous les deux a été tué. Tu n'as pas vu l'étincelle d'intelligence s'éteindre lentement. Tu n'as pas vu la magie sortir de ces corps. Tu n'as pas vu la puissance de l'envol des créatures. Tu n'as même rien entendu ! Ton père n'a rien à reprocher à quelquonque elfe. Ce sont les dragons qui l'ont tué. Et cela est de la faute de ceux qui l'ont envoyé sur le frond.

Il était essouflé par cette tirade, qui était sûrment la plus longue qu'il eût fait jusqu'à présent. La jeune elfe ne répondit pas tout de suite. Avanlant ces paroles en même temps que le ragoût qu'elle avait fini par trouvé suffisant et agréable au goût. Ce n'était pas l'elfe qui avait tué son père. Il l'avait promis en ancien langage. Il ne pouvait donc pas mentir. Mais les autres elfes avaient dit le contraire. Et dans le même langage. Quelque chose clochait. Elle essaya de se souvenir des paroles funèbres qu'avaient été l'anonce de la mort de son père. “ton père est mort Sekhma. Bransur a trahi”.

Cela avait signifié pour elle que Bransur avait tué son père. Mais la promesse de l'accusé avait démenti ces conclusions. Elle analisa donc de nouveau l'annonce. La première parti était vrai et explicite. Mais la seconde... D'après les dires de Bransur sa trahison consistait en sa fuite après la bataille. Non en la mort de son père. Mais comment un soldat aussi expérimenté que son père pouvait-il avoir “t” tué par un dragon, aussi puissant fût-il? C'était en cette question que reposait tout de raisonnement de Sekhma. En effet, il avait été plus facile pour elle d'admettre que son père avait été tué par fourberie que dans un combat même contre un dragon. Maintenant, commençait une étape qui allait être difficile pour la jeune elfe. En effet, la vérité avait amené une perspective d'avenir autre que la vangeance. Son père était mort comme beaucoup de soldats mourraient. Elle, elle devait vivre sa vie. Le deuil débutait...

-je me passerait de viande cette fois-ci, tu as assez bien préparé ton ragoût..
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MessageSujet: Re: Du fyrn skulblaka   11/26/2007, 22:01

désolé pour le quadruple poste, mais ce chapitre 9 était trop long pour le forum... donc j'ai dû le diviser en trois
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